Pour la rentrée 2019

L’arrêté du 13 février 2019 de réforme des DCG et DSCG a été publié au Bulletin officiel du 27 juin 2019. Les nouvelles dispositions, qui abrogent celles de l’arrêté du 28 mars 2014, s’appliqueront dès la rentrée 2019, pour les sessions d’examens 2020.

Précisons que deux décrets s’inscrivant dans la réforme avaient déjà été publiés au Journal officiel les 29 et 30 décembre 2018. L’un a notamment inscrit le DCG et le DSCG dans la liste du code de l’éducation, leur conférant respectivement les grades de licence et de master, et supprimé les équivalences qui existaient entre les anciens diplômes (DPECF, DECF et DESCF) et les diplômes actuels. L’autre a supprimé l’obligation de régler les droits d’inscription aux épreuves uniquement par timbres fiscaux.

Durée de validité des notes obtenues – Les examens de la filière de l’expertise comptable dérogeaient au régime de droit commun du fait que les notes obtenues étaient acquises à vie. Afin de mettre un terme à cette faveur, les notes obtenues à chacune des épreuves du DCG et du DSCG ne seront plus reportables que pendant huit sessions (huit années).

Les notes acquises avant la session 2020, qu’elles soient supérieures à la moyenne ou non éliminatoires (supérieures à 6/20), sont conservées jusqu’à la session 2027 incluse. Toute réinscription à une épreuve annule la note reportée.

Modifications apportées au programme du DCG – Les principales nouveautés sont les suivantes :

  • la suppression des coefficients 1,5 pour les épreuves dont la durée est de 4 heures (économie contemporaine, management, systèmes d’information et de gestion et contrôle de gestion) : toutes les épreuves auront le même poids dans la note finale du diplôme ;
  • l’harmonisation du nombre de crédits européens ou ECTS que permet d’obtenir chaque épreuve : ce nombre est fixé à 14 ECTS, sauf pour la communication professionnelle qui reste à 12 ECTS ;
  • l’ajout de 20 heures de cours supplémentaires pour les matières « comptabilité » et « comptabilité approfondie » ;
  • la réduction du nombre de pages de la partie structurée du mémoire à 30 pages maximum au lieu de 40 ;
  • un léger changement de dénomination de 7 UE et une nouvelle description des épreuves d’économie contemporaine, de management et de contrôle de gestion : l’accent est mis sur l’analyse de situations données, aboutissant à une question problématisée ;
  • la refonte des programmes en 4 axes (droit des affaires, gestion comptable et financière, analyse économique et managériale, communication et environnement numérique), qui permet de mieux cibler les compétences des candidats et de prendre en compte dans la formation de nouveaux sujets tels que l’économie sociale et solidaire, l’environnement numérique des cabinets ou encore la programmation sur tableur.

Évolutions dans le programme du DSCG – Les apports essentiels de la réforme du DSCG sont les suivants :

  • l’UE 2 « Finance » intègre dorénavant les modifications réglementaires entraînées par la crise de 2008 sur les marchés financiers et les Fintech (nouvelles industries financières déployant la technologie pour améliorer les activités financières). Elle prend désormais également en compte l’impact du numérique sur la finance ;
  • l’UE 3 « Management et contrôle de gestion » comprend à présent une partie marketing, qui va permettre aux candidats, éventuels futurs collaborateurs en cabinets d’expertise comptable, d’accompagner le développement de leurs clients et d’être sensibilisés à la politique marketing de leur cabinet ;
  • l’UE 5 « Management des systèmes d’information » met davantage l’accent sur la conception, le management et l’audit des systèmes d’information ;
  • l’UE 6 « Épreuve orale d’économie se déroulement partiellement en anglais » est renommée « Anglais des affaires », et impose aux étudiants la maîtrise d’un niveau de compétences linguistiques ;
  • l’UE 7 « Mémoire », précédemment intitulée « Relations professionnelles », a pour objet la rédaction et la soutenance d’un mémoire faisant le lien entre la formation théorique et l’expérience professionnelle acquise au cours d’un stage d’une durée d’au moins 16 semaines (contre 12 semaines avant la réforme).

Source

Revue Fiduciaire